Mariana Rondón et Marité Ugás, deux cinéastes renommées, continuent d’explorer le paysage complexe du cinéma vénézuélien à travers leur dernière œuvre. Leur film, « Aún es de noche en Caracas », dévoile un portrait poignant de la capitale vénézuélienne, mise en scène dans la tension d’un quotidien marqué par la répression. Projeté récemment au Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève, le film soulève des questions brûlantes sur la survie et l’exode de ses habitants.
L’impact cinématographique de Rondón et Ugás sur la scène internationale
Depuis plus de deux décennies, Mariana Rondón et Marité Ugás forment un duo emblématique du cinéma engagé en Amérique latine. Leur approche unique permet non seulement de capturer l’intimité et les dilemmes personnels de leurs personnages, mais aussi de dresser un portrait saisissant des réalités sociales et politiques vénézuéliennes. L’influence de leur travail s’étend bien au-delà des frontières nationales, touchant un public international grâce à un langage cinématographique accessible et universel.

Une filmographie engagée au service du documentaire social
Rondón et Ugás ne se contentent pas de raconter des histoires. Elles plongent au cœur des sujets brûlants tels que la pauvreté, la corruption, et le contrôle autoritaire. Le duo utilise le cinéma comme un miroir pour refléter la complexité des émotions humaines au sein de contextes politiques oppressifs, offrant ainsi aux spectateurs un regard sans fard sur des réalités souvent méconnues.
La genèse de « Aún es de noche en Caracas »
Leur dernier film, « Aún es de noche en Caracas », trouve ses racines dans le roman « La Fille de l’Espagnole » de Karina Sainz Borgo. L’histoire raconte le parcours de la protagoniste, Adelaida, qui lutte pour conserver son logement et sa dignité dans un pays rongé par la violence. Ce choix narratif permet aux réalisatrices de montrer les conséquences humainement destructrices de la répression sans jamais se focaliser directement sur le régime en place. Le film est un témoignage vibrant de l’angoisse quotidienne vécue par les Vénézuéliens.
L’importance du témoignage social
En brossant un portrait intime de la capitale, Rondón et Ugás réussissent à illustrer comment les tensions politiques se répercutent sur la vie de citoyens ordinaires. La répression, les pénuries alimentaires et énergétiques, et le rationnement sont décrits avec une précision qui vise à sensibiliser les spectateurs à la réalité actuelle du Venezuela.
L’accueil critique et la distribution internationale
Le film a été acclamé lors de sa présentation à Genève, suscitant de nombreuses discussions sur la scène internationale. Bien que sa sortie au Venezuela ne soit pas prévue, il est accessible dans la plupart des pays d’Amérique latine en salles et sur Netflix. Cet écho médiatique souligne l’engagement politique et les talents artistiques des deux réalisatrices, consolidant leur place dans le cinéma contemporain.
Comparaison avec d’autres œuvres vénézuéliennes
Leur style se distingue par une approche qui privilégie l’humanité des personnages sur les enjeux politiques, une caractéristique que l’on retrouve dans d’autres films latino-américains marquants. Cependant, les films de Rondón et Ugás possèdent une authenticité brute qui attire particulièrement l’attention des critiques et du public.
| Film | Année | Thème principal |
|---|---|---|
| Pelo Malo | 2013 | Identité et discrimination |
| Aún es de noche en Caracas | 2025 | Survie et répression |
L’engagement continu envers les droits humains
Mariana Rondón et Marité Ugás continuent de mettre en lumière les droits humains, un thème central qui traverse tous leurs projets. En exposant les défis rencontrés par leurs compatriotes, elles espèrent non seulement sensibiliser leurs audiences, mais aussi encourager la solidarité et l’action. Leur travail montre que le cinéma peut être un puissant moyen de changement social.
Pour en savoir plus sur leur engagement et leur vision, consultez cette interview détaillée.
Les perspectives d’avenir pour Rondón et Ugás
Le duo envisage de continuer à explorer d’autres thèmes universels à travers le prisme de leurs expériences latino-américaines. En restant fidèles à leur engagement, elles espèrent inspirer une nouvelle génération de réalisateurs à aborder des sujets difficiles avec courage et authenticité.
- Répression quotidienne
- Importance des récits personnels
- Force du cinéma comme outil de changement
Pourquoi le film n’est-il pas sorti au Venezuela ?
La situation politique rend difficile la projection de films critiques du régime en place.
Quelles sont les influences littéraires du film ?
Le film s’inspire du livre ‘La Fille de l’Espagnole’ écrit par Karina Sainz Borgo.
Où puis-je voir le film ?
Il est disponible dans la plupart des pays d’Amérique latine, en salles et sur Netflix.








